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Ordinateurs-de-Vote.org | Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l'électeur |
9 juin 2007
Voici les péripéties.
Lire une version commentée des quatre pages obtenues (chargement un peu long, une à deux minutes),
Lire les quatre pages brutes (chargement un peu long, une à deux minutes).
Bonjour !
La première chose qui me frappe n’est pas la non conformité de la machine. Si j’étais convaincu qu’une machine puisse répondre aux infinies exigences démocratiques et républicaines, je ne serais pas ici en train de poster un commentaire. En revanche, c’est quand même une demi-surprise pour moi de voir à quel point Véritas rend des conclusions à ce point stupides et contraires au bon sens. Pour juger utilement de tout cela, il faudrait à l’évidence lire le rapport in extenso, mais les aberrations relevées sur ces quelques pages pourraient tout de même suffire à emporter ma conviction : le rapport de vérification est mauvais !!!
Alors, on peut réagir diversement face à cela. Moi je pense à 2 choses : d’une part tenir bon sur votre/notre action et d’autre part faire le nécessaire pour que l’agrément qui permet à Véritas de vérifier des machines de ce type lui soit purement et simplement retiré. C’est une question de logique et ça permettrait aussi de retirer aux experts technologico-informatico-science-fictionno-convaincus de tout poil la légitimité qu’ils prétendent avoir sur un débat démocratique et éthique, un débat citoyen... un débat de principe et non un concours de grosses bécanes.
@+,
Laurent.
« ça permettrait aussi de retirer aux experts technologico-informatico-science-fictionno-convaincus de tout poil la légitimité qu’ils prétendent avoir sur un débat démocratique et éthique, un débat citoyen... un débat de principe et non un concours de grosses bécanes. » on peut être expert et être citoyen, ça na pas lieu d’être contradictoire.
Le fait est qu’il semble plus facile de faire des scrutins antidatés que de falsifier un billet SNCF. Avoir des mémoires amovibles et pas de dateur absolu, ne pas avoir de signature électronique (au moins pour le président et un scrutateur afin de figer le contenu de la machine), ça semble tellement pitoyable qu’on en vient à se demander si ce n’est pas voulu (afin de pouvoir frauder).
Suis-je naïf, mais le législateur n’aurait-il pas dû imposer que les spécifications et les vérifications soient publiques ? Soit c’est béton et ça convainc les experts technologico-informatico-science-fictionno-convaincus ;-), soit ça ne l’est pas et alors le fabricant rentre se coucher. Simple non ?
Vous aurez remarqué au passage que les scrutateurs seront formés à l’anglais et au décryptage des messages d’erreur à l’aide d’un manuel : Test du code erreur n° 32000 : [D5] document 7 - §3.1 Test description « State machine tests SSP1 » et [D5] document 18-1 §3.1 « tests result » Remarquez, ce n’est pas un informaticien qui donnerait une même référence pour un document de test et un de validation ;-). De plus ça lui fait une belle jambe : avec les documents en question il sait reproduire l’erreur !
Après, d’accord pour dire que l’ordinateur supprime le côté transparent de l’élection, supprime le côté “n’importe qui peut participer comme scrutateur” puisque les présidents et scrutateurs sont soumis à la machine.
Le second débat est important, mais le premier permet de disqualifier dès à présent les machines utilisées et les organismes censés vérifier leur fonctionnement.